le 26 mars 2016

 

Enfin le grand chambardement.
Il s'agit de transférer les activités dans un nouvel agencement immobilier. Une partie des bâtiments vont être rasée et une nouvelle concession va sortir de terre. Une obligation de la marque concernée, elle ne veut pas cohabiter. Je pense que la rentabilité est là vue l'investissement.

 

Depuis mon dernier épisode le groupe qui nous à racheter c'est étoffé de nombreuses autres acquisitions et le service RH s'est restructuré par deux fois déjà. J'ai deux interlocuteurs. Mon directeur de site et le service RH.
J'ai eu à défendre des voleurs, deux alcooliques. J'adore contrarier l'encadrement dans les soucis disciplinaires. Je viens aux entretiens comme délégué du personnel mais lorsque dans les courriers de sanction je suis nommé c'est en tant que délégué syndical.

Il faut faire très attention aux exécutions des procédures, on peut faire casser n'importe quelle décision pour une banale faute de leur part. Pour un monsieur que j'ai défendu dans une histoire de substitution de pièces moteur d'une valeur globale supérieure à 2000 euros, ils ont envoyé la lettre de sanction avec du retard, oubliant que la loi précise que c'est au moment de l'avis passage que l'on considère le départ ou la clôture du délai. Du coup licenciement annulé. Une autrefois le recommandé de convocation à l'entretien était mal rédigé donc les deux personnes étaient convoquées pour une date supérieure aux 60 jours puisqu'en "aout 20145". Parmi les nouvelles entreprises qui s'intègrent dans la holding il y a eu le rachat d'un de nos concurrents directs et le service RH se retrouva avec deux directeurs. Le nouveau avait inscrit sur sa carte qu'il était DRH et JURIDIQUE. Je lui ai fait croire que la loi disait un truc alors qu'elle disait le contraire. Je l'ai fait douter et il a fini par faire un préambule à l'entretien ce qui du coup invalidait la réunion en disant le contraire du motif invoqué pour la sanction. Mais il faut un certain aplomb et cela à sauver de nouveau un emploi, l'avenir scolaire d'un enfant ou une cohésion familiale . Je ne cherche ni reconnaissance ni merci. Je sais avoir agi pour le mieux de quelqu'un c'est une juste récompense.

Ils ont également embauché un monsieur sécurité, je l'ai un peu rencontré mais il y a une sorte de distance entre nous. Il est venu visiter les travaux avec ma direction sans m'inviter, donc maintenant je fais du CHS-CT à l'aveugle. Le bon côté de tous ces travaux c'est qu'il est impossible à nous IRP d'avoir les informations sur les projets, les services de l'État ayant validé le permis, soi-disant tout sera effectué de "manière conforme". Par exemple un compresseur de garage, qui fait beaucoup trop de bruit va être installé à coté de postes de travail dans des pièces fermées pour faire caisse de résonance à la jolie musique... Connaissant la mentalité patronale, je ne pense pas que l'insonorisation est prévue dans le déménagement dans l'ancien équipement dans les nouveaux locaux et que du coup je pourrais demander à la médecine du travail de venir constater les décibels et si le niveau est excessif voir avec l'inspection du travail si on ne pourrait par refaire le local selon les critères nécessaires. Je raconte cette histoire à tout le monde afin que cela finisse par remonter aux oreilles de la direction et qu'elle fasse le nécessaire pour me donner tort.

Maintenant ma nouvelle NAO. C'est rigolo ce jeu, je ne peux rien obtenir mais à chaque fois je reçois à toutes demandes la réponse que si pour ma société cela coute tant, à l'échelle de la holding le montant devient faramineux. J’aime bien leurs idées du groupe qu'ils me sortent à tout bout de champ pour contrer mes demandes de respects des obligations de négociations. Leur truc pour me contourner devient de fait la preuve d'une UES. Donc je dois siser de devenir DSC. Ma section à un peu fondue mais j'ai deux nouvelles adhésions qui se profilent.
Je me suis présenté il y a un an comme nouveau membre de la Comex et j'ai été élu. Ensuite j'ai pris un bon coup au moral et je dérive un peu. Pour m'aider on m'a donné à faire l'édition des adhérents isolés. Je ne savais plus écrire, les mots ne retrouvaient plus le chemin.
Aujourd'hui est une renaissance.