On m'a toujours dit que seuls les écrits peuvent avoir une valeur dans n'importe quelle forme de litige. Je ne pense pas que le directeur adjoint connaissait cette information car avec son "joli courrier" il me donnât toutes les armes pour se faire ridiculiser.

  • Le premier article précisait que je n'étais qu'un subalterne et que je n'avais pas le droit de contester un ordre ce qui est intéressant puisque le souci était l'organisation du service par rapport à mon temps de délégation.
  • Le deuxième article me précisa que mon chef est M.F...... et que je lui devais obéissance
  • Le troisième article m'expliquait que je n'avais pas à choisir ce qu'il y avait sur mes feuilles de passage et que si l'employeur voulait indiquer le montant des factures livrées, cela le regardait et que ce n'était pas confidentiel. Voilà maintenant j'ai un ordre écrit qui me couvre.
  • Le quatrième article indique que seul mon responsable de service ou son adjoint sont habilités à choisir mes clients dans l'ordre ou je dois exécuter les livraisons. Le chef de magasin était nouvellement embauché et il ne connaissait pas le secteur géographique et son adjoint n'était jamais sorti du magasin et ne connaissait pas plus la géographie du secteur.
  • Le cinquième article précisait mon heure d'arrivée dans le service, mon heure de départ et de retour pour les livraisons du matin et de l'après-midi
  • Le sixième article me rappelait que je ne pouvais pas choisir les heures que je voulais faire payer en supplément, que ce n'était que mon entreprise et ces représentants qui en avaient décision

 

J’adore ce courrier car il a été rédigé dans la colère et il est bourré de non-sens et d’entrave au fonctionnement d’un magasin de pièces détachées automobiles. Que l’on soit bien d’accord, j’effectuais deux livraisons par jour pour que les garagistes qui nous font confiance puissent réparer vos véhicules dans les plus brefs délais. Déjà que pour des raisons syndicales je m’absentais sans qu’il soit prévu un jockey pour me remplacer mais en plus on m’empêchait pour mon temps de présence de faire le travail correctement.

Mais reprenons les articles dans l’ordre

Mais reprenons les articles dans l’ordre

  1.  J’avais asticoté « dieu » depuis une semaine en lui disant que l’autorité n’existe que parce que l’on s’y soumet. En clair, pour moi directeur adjoint ou tapineuse à Vincennes, était sur le même plan d’égalité. Là il y a eu surchauffe, sans aucun doute.
  2. Le remplaçant à l’essai du chef de magasin ne savait pas comment me faire obéir, le concept du « syndicat » était une aberration et il avait peur de mes courriels à la direction surtout que son embauche dépendait de mon éviction.
  3. C’était une bataille de détails, cela n’avait aucune importance qu’il y a de la confidentialité ou non dans le document, il m’imposait une entrave à ma liberté de livreur, je créais un point de freinage pour les obliger à formaliser un document que j’étais le seul des deux livreurs à avoir obligation d’usage et du coup il inscrivait dans les faits une trace de discrimination.
  4. Là c’est le paradis, on ne prévoyait pas de me demander mon avis pour l’ordre de distribution donc comme j’étais le seul à connaitre les lieux ou pour raison où une autre la circulation s’effectuait mal, ou si selon la distance pour aller à un endroit le temps de parcours était si long que cela diminuait autant de pouvoir faire toutes mes livraisons dans le temps imparti. Je devais donc faire des zigzags incohérents avec la vitesse de livraison nécessaire.
  5. Le bonheur du livreur ! S'il y a bien une chose qui ne peut pas être quantifié c’est bien la circulation dans n’importe quel centre urbain de France. Tout le monde sait que pour n'importe quelles raisons on peut avoir sur un trajet des variations de temps qui peuvent aller du simple au triple. Il y a les auto-écoles, les voiturettes sans permis, les poids lourds en manœuvre dans les zones industrielles, les accidents, les travaux qui gênent le stationnement et je vous vois bien marcher 500 m avec une porte neuve bien lourde (avec ces barres de renforts pour assurer la sécurité des passagers) qui n’est que le premier voyage puisque il y a le reste des pièces de la commande est encore dans le camion.Les ordres d’horaires étaient très rigolos :

Arrivé 08h30

Départ livraison 09h00

Retour livraison 11h50

Pause midi 12h00

Reprise du travail 13h30

Départ livraison 14h00

Retour livraison 16h50

Fin de la journée 17h00

Enfin son histoire d’heures c’était une connerie pour la livraison mais encore plus pour l’organisation du service. L’idée était de me faire embaucher à 08h30 pour un départ au plus tard à 09h00. Donc en 30 minutes je devais avoir l’ordre de livraison pour pouvoir charger dans l’ordre inverse et livrer au fur et à mesure sans chercher une « plombe » la commande suivante, mais des garages appelaient pour avoir des pièces en livraison « immédiatement ». Mes collègues avaient 30 minutes pour référencer et facturer les commandes supplémentaires, pour vérifier la livraison de nuit et répartir les commandes pour les deux livreurs, de facturer le jour même chaque commande même si on attend les pièces depuis 3 jours. Bien sur cela ne se passait pas comme ça mais dès que j’ai eu le courrier signé de la main de « dieu », je n’ai plus fait que selon les ordres, puisque c’était inscrit dans l’article premier, je devais scrupuleusement appliquer « sans discuter » les ordres que l’on me donnait.Il n’était pas précisé que je devais revenir dès que je finissais mes livraisons, donc les trois premiers jours je suis parti avec 3 clients et en laissant les autres en cours de préparation puisque l’heure de départ était atteinte mais en plus j’attendais 11h50 pour revenir bien que la suite de mes livraisons attendaient mon passage pour une future livraison. Il en était de même pour la livraison de l’après-midi. Il fallut une semaine à « dieu » pour m’envoyer un courrier correctif me disant que j’avais un malin plaisir à déformer des ordres simples.

Le dernier article m’indique que même si je passe devant un client avec mes pièces dans le camion je ne pourrais pas m’arrêter au cas où je risque de faire des heures supplémentaires. Imaginer les gueulantes des garagistes qui me voyaient passer devant chez eux sans m’arrêter alors qu’il savait que les pièces qu’ils attendaient depuis 3 jours étaient dans mon camion. Mes collègues, qui n’aimaient déjà pas que j’use de mon droit de délégation, étaient encore plus ravis de la situation mais tout était de ma faute, je n’avais qu’à démissionner si je n’étais pas content.

 

Cet article me donnât encore d’autres joies plus tard.

Pour finir, je dois indiquer que « dieu » a rédigé ce courrier sans en informer mon chef de service à l’essai, sans le consulter, comme à nier son importance ou son existence. Au bout de 3 semaines, le type est écarté par sa hiérarchie de ces responsabilités me concernant, comme si je dépassais ses compétences. C’est moi qui lui ai montré le courrier et qui lui en ai donné une copie pour savoir comment il devait agir dorénavant.
Il est resté encore 3 semaines, comme quoi certaines personnes sont embauchées au-dessus de leur capacité.


Maintenant sur la page Facebook de ce chef en carton, il est mentionné qu’il a été chef de magasin dans notre société, il oublie juste de dire qu’il a rompu sa période d’essai pour raisons syndicales…